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Qu’est ce que la réassurance ?
Non connue du grand public, la
réassurance est en fait un instrument fondamental de l'assurance sans
lequel elle ne peut se développer ni même survivre assez longtemps.
En effet, si l'assurance est la
garantie accordée par l'assureur à un assuré en vue de l'indemniser des
éventuels dommages qu'il pourrait subir à la suite de sinistre, moyennant
le payement d'une prime ou d'une cotisation, la réassurance est par contre
la garantie accordée par le réassureur à un assureur en vue de le
décharger d'une partie des dommages qu'il aurait à payer à ses propres
assurés à la suite de la survenance d'un sinistre couvert dans le cadre
d'une police d'assurance, et ce moyennant le payement d'une partie de la
prime d'assurance.
Quelle que soit l'importance d'un assureur et de ses fonds propres, tout
assureur a nécessairement besoin de recourir au service d'un réassureur
pour assurer l'équilibre financier de son entreprise.
C'est pourquoi le réassureur est souvent qualifié d'assureur au second
degré.
Le réassureur à son tour, en fonction de l'importance des engagements pris
sur un certain nombre de risques, a le plus souvent besoin de se décharger
sur un ou plusieurs autres réassureurs (rétrocessionnaires), d'une partie
des montants qu'il pourrait être appelé à payer à son assureur en cas de
survenance d'un risque couvert.
Le recours à un réassureur ou à un rétrocessionnaire peut s'opérer sous
deux formes :
??La forme proportionnelle dans laquelle la prime d'assurance et le
montant du sinistre sont répartis proportionnellement aux engagements pris
par chacun des intervenants (assureur, réassureur, rétrocessionnaire).??
La forme non-proportionnelle dans laquelle
le réassureur ne prend en charge que la part des sinistres excédent un
montant
préalablement fixé (priorité) et jusqu'à une limite donnée (portée), et ce
en contre partie du payement d'une prime convenue contractuellement.
Chacune de ces formes de réassurance est à son tour composée de deux types
de couvertures (conventionnelle ou facultative), qui à leur tour se
décomposent en plusieurs genres de contrats (Quote, part, excédent de
plein, facultative/obligatoire… pour
les uns, excédent de sinistre et excédent de perte pour les autres.
L’ACTUEL
International. Spécial assurances, N° 77, mars 2007.
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