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Les banques
autorisées à vendre des produits d’assurance
Un pas vient d’être franchi dans la
promotion de la bancassurance en Algérie. Les banques sont désormais
autorisées à vendre les produits d’assurance. Et ce, conformément à
l’arrêté du 6 août 2006 signé par le ministre des Finances, Karim Djoudi,
et publié dans le numéro 59 du Journal officiel. L’arrêté contenant deux
articles fixe les produits d’assurance pouvant être distribués par les
banques, établissements financiers et assimilés ainsi que les niveaux
maximums de la commission de distribution. Selon l’article 1 du décret,
les produits d’assurance qui seront commercialisés par les banques sont
nombreux. Ce sont ceux relatifs aux branches d’assurances des personnes,
accidents, maladies, assistance vie décès, capitalisation et assurance
crédits. Il s’agit aussi de l’assurance des risques simples d’habitation,
des multirisques habitations, de l’assurance obligatoire des risques
catastrophiques, des risques agricoles. L’article 2 précise les détails de
la rémunération servie sous forme de commission de distribution de
produits d’assurance. Il fixe en fait le montant de la prime à encaisser
pour chaque produit. Il faut dire que ce changement intervient dans le
cadre de la réforme du secteur des assurances. C’est une manière de mieux
rentabiliser le réseau d’agences et de stimuler l’activité et la sécurité
financières des sociétés. Pour en revenir au secteur des assurances, il
est utile de rappeler que la part du marché des entreprises
traditionnelles créées avant 1995 avoisine les 70%. Quant à la part des
entreprises créées à partir de 1995, elle est de 30%. C’est ainsi que la
part de marché des nouvelles compagnies d’assurances devient de plus en
plus importante dans un secteur en pleine mutation et en pleine expansion.
Un secteur qui compte 16 sociétés d’assurances, dont 7 privées. L’Algérie
dispose seulement d’une agence pour 22 388 habitants. L’augmentation du
chiffre d’affaires annuel témoigne de ce changement. Rien qu’en 2006, le
chiffre d’affaires a augmenté de 6 milliards de dinars pour atteindre les
47 milliards de dinars contre 41 en 2005, soit une augmentation de près de
13%.
Samira Imadalou
La Tribune mercredi 10 Octobre 2007 |